À fond la forme

C’était un matin calme. Après l’aube, des petits pieds ont tranquillement attendu sur le canapé que le réveil parental (éteint) sonne enfin. Puis le Zélulon de la maison, n’y tenant plus, a sauté sur le lit de ses géniteurs accélérant de ce fait leur rythme cardiaque.

***

Nous nous sommes péniblement extraits de notre refuge, avons préparé le petit déjeuner et entendu un « keuf keuf » qui nous a glacés : une toux gutturale qui s’est faite quinte. Mon Demi et moi nous sommes regardés : après NuméroBis (dont la bronchite va toujours très bien, merci pour elle), c’est reparti pour pour le troisième rendez-vous de la semaine chez le médecin. Entre-temps, NumberOne sautille un peu partout en toussant dans la maison, je m’attends presque à ce qu’il me lance un « tournicoti-tournicoton » ! Lorsqu’il n’est pas l’incarnation de Tigrou, il se colle aux êtres peuplant la maison,  moi, sa sœur ainsi que son père, victimes des débordements de ses câlins tentaculaires. On le prend dans nos bras, il descend, se met de côté, il pousse, saute encore un peu, puis usé d’avoir sauté ainsi, il change de tactique et bondit de coussins en canapé.

Le rendez-vous est fixé assez rapidement et, en arrivant flanquée de NumberOne et NuméroBis dans la salle d’attente, j’ai le plaisir peu commun de découvrir que nous sommes les seuls patients. En revanche, nos voisins, les occupants des autres salles d’attente, ont probablement regretté notre arrivée.  A la réflexion, certains ont dû douter de l’utilité de notre présence au vu du tonus époustouflant déployé par NumberOne et NuméroBis. Les héros de la fête ont réussi l’exploit d’occuper chacune des dix chaises à leur disposition, passer en-dessous, s’en servir comme bureau, avant d’envisager de faire un remake de Extreme MakeOver Home Edition quand le médecin a fait son apparition au grand soulagement de tous.

Pendant que je m’assure que NuméroBis ne ré-agence pas la trousse du toubib à son idée, NumberOne se laisse sagement examiner. Le diagnostic posé (laryngite), il est demandé à l’aîné de se peser. Ce dernier prend son élan et atterrit sur la balance du praticien qui ne moufte pas. Il me tend l’ordonnance et me confie avec un sourire narquois teinté de compassion :

– Normalement, je vous demanderai de lui administrer ce médicament dès votre arrivée. Mais vous pouvez très bien attendre demain matin, vous verrez le traitement aura tendance à l’exciter un peu…


Mes enfants sont exceptionnels : trop en forme quand ils sont malades… Et les vôtres ?

Publicités

14 commentaires sur « À fond la forme »

  1. Ah la salle d’attente ! Toujours ou presque un supplice, heureusement qu’il y a des jouets mais en même temps, je pense à tous les microbes qui y sont alors j’hésite entre les laisser jouer et avoir la paix et attraper des microbes ou ne pas les laisser jouer et avoir la guerre et avoir des enfants sains.

    1. Les lingettes imprégnées de solution hydro-alcoolique, chérie…. Sinon, en vrai, ça me donne parfois des hauts le cœur quand je vois qu’un jouet semble si crassou que la couleur originale est masquée par une couche grisâtre….

  2. Je dirais que l’état d’excitation dépend de la maladie… Rhino-pharyngite, laryngite, tout ça, ils gèrent et restent comme des enfants de leur âge… Excités quoi.
    En revanche, colle leur une gastro, et retrouve toi avec un gluon 😉

  3. L’héritier, il se plaignait jamais d’avoir mal, quand il était petit. Il me disait juste : « maman, je sais pas ce que j’ai, je suis triste », ou alors « j’ai pas faim » – là, c’était gravissime.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s