Paris d’un jour

– Tu sais, j’ai une invitation pour toi si tu n’as rien prévu ensuite… Tu pourras m’accompagner si tu le souhaites.

Et c’est en ces quelques mots que nous nous étions quittées, pressées de nous rencontrer enfin sur  une plateforme ou un réseau qui ne soit pas 2.0. Oh bien sûr, mon indécrottable habitude de procrastinatrice à tendance peterpanesque m’a fait passer quelques heures de plus sur le net pour retenir encore un peu ceux que j’apprécie en espérant que le lendemain les affinités amicales se concrétiseraient.

Et c’est ainsi que Morphée pourtant appelé de mes vœux se fit désirer. J’en vins même à me demander s’il ne m’avait pas posé un lapin. Ce fut au moment où je décidai que finalement dormir  trois heures était une pure broutille et que je pouvais m’en passer, qu’il m’emporta.

Je me vis alors en compagnie de Clémentine à cette fameuse opé. Là je retrouvai celles dont je fréquente le blog régulièrement, celles avec qui les échanges s’opèrent par le tchat. Nous étions réunies dans une salle comble, une coupe à la main, twittant ou photographiant de l’autre pendant le discours du marketeux… Ce n’est qu’au réveil que l’incongruité de la situation me fut révélée : aucune de ses personnes n’arborait le visage que j’imaginais être le leur.  Leur avatar s’affichait à la place du visage, tout comme les marketeux le logo de la marque.

Réveil. A ma grande surprise, je m’extirpe sans difficultés du lit douillet. Je vaque à mes occupations avec hâte : je ne veux pas, je ne peux pas être en retard. Mon estomac, réveillé avant le cerveau, prend les commandes et me fait confectionner un petit sandwich de fromage frais avec quelques lamelles de courgettes crues et  de saumon fumé. L’en-cas est avalé avec délectation, tout comme le thé brûlant.

Mon pouls s’accélère dans la voiture. Il est 5.40, j’ai près d’une demi-heure pour rejoindre la gare et stationner ma voiture. Je suis « large » au regard de la distance qui me sépare du train mais chacun des vingt feux provoquera sa dose exponentielle d’adrénaline. Je tente le mantra « keep cool » mais le stress atteint une nouvelle étape record sur le parking de la gare (note pour plus tard, toujours réserver une place).  Le 6ème étage sera celui de mon salut, tout comme celui de prendre la petite citadine plutôt que la berline.

Quelques minutes encore et je m’approche du quai. Les contrôleurs postés là provoquent une nouvelle décharge. Le cœur battant au paroxysme, j’exhibe mon e-billet et grimpe les marches quatre à quatre. Sans me soucier du numéro, je me hisse dans l’une des voitures. Le basilic de métal est sur le point d’entreprendre sa serpentation. Sauvée. Enfin.

Je m’installe en grimaçant, ma charmante voisine n’est pas en cause ; je ferai le trajet en marche arrière. Le train démarre, les ronflements de mes compagnons de voyage également. Je m’apprête à faire de même quand le contrôleur (mal réveillé ?) lit son SBAM ferroviaire et entonne un « bonjour et bienvenue à bord de ce train à destination de Rennes… » quelques têtes non dodelinantes se lèvent, des sourires se dessinent. La journée peut commencer.

J’écris ces quelques lignes en m’interrogeant sur le contenu de ce jour attendu. Je caresse de l’œil La Minute Nécessaire de Monsieur Cyclopède. Je vous laisse. A tout à l’heure ?

 
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6 commentaires sur « Paris d’un jour »

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