A l’écoute

S’il y a une chose que je n’aime pas en été, ce sont les tubes du même nom dont on nous assaisonne les esgourdes jusqu’à ce que cela « rentre ». Aussi quand Zette m’a invitée à participer à la saison 3 de la Radio des Blogueurs 2012 (selon une idée originale de Lolobobo), j’en suis restée comme deux ronds de flans. Le choix est vaste mais impossible d’identifier un nouveau son à ma convenance.

C’est seulement hier que cela m’est revenu. Bien évidemment, ce n’est pas nouveau, cela ne passe pas sur les bandes FM, mais cette mélodie me fait voyager. Loin.

Cette mélodie est un chant d’entrainement d’Afrique Noire, en Lingala (Congo) issu des Comptines & Berceuses du Baobab au label Didier Jeunesse.

Voici un petit rappel des règles, allègrement pompé sur le blog de Zette (comme cela se fait parfois voire beaucoup dans cet univers sale)…

  • Tu choisis ta chanson de l’été (ça peut être une chanson que tu écoutes en ce moment, un groupe qui joue du coté de chez toi, ou une chanson qui a accompagné un de tes étés précédents)
  • Tu fais un beau billet sur ton blog avec :
  • Un lien vers ta chanson de l’été (ou une vidéo youtube de la chanson)
  • une copie de la règle du jeu
  • Un lien sur ce billet de Laurent
  • Une liste de deux ou trois blogueurs que tu souhaites taguer dans cette chaine pour qu’à leur tour il nous proposent leur chanson de l’été.

Ensuite, à partir de la semaine prochaine, le player de radio va commencer à diffuser et tu pourras alors écouter la radio des blogueurs :

Si elles sont d’accord, et contrairement à mes habitudes, j’aimerais tagguer  Nipette, Electroménagère et Béalapoizon.
EDIT : la participation de Nipette peut être lue ici !

L’ennui

J’avais six ans quand je suis allée au cinéma. J’étais en vacances à Paris dans le 15ème arrondissement, et comme à chaque fois, la personne qui m’hébergeait avait acheté le Pariscope en espérant trouver une activité qui occuperait une mouflette de mon âge (ainsi qu’une autre d’un an ma cadette). Faute d’avoir des petits-enfants, Léontine compensait en nous gâtant à chacun de nos séjours sur Paname. Ce jour-là, en ouvrant la bible, elle décida de nous emmener dans l’un des temples du 7ème art.

C’est ainsi que j’ai découvert une salle aux fauteuils en velours élimé rouge et aux parfums de popcorn, de tabac froid et de bonbons Kréma. Nous nous sommes installées, elle sortit les BN à la fraise et presque immédiatement le noir s’est fait. Après les réclames, le film a débuté : la succession d’évènements et protagonistes abscons qui s’ensuivit m’a plutôt ennuyée. Cette lassitude s’est muée en descente aux enfers quand un des personnages prit une décision terrible : opérer une chute démographique terrible en décapitant, semblait-il, la moitié de la population de son royaume. J’ai tourné la tête vers mon accompagnatrice, celle-ci dormait comme une bienheureuse.

Ce film c’était « Alice au Pays des Merveilles » revue par Disney. Je n’ai plus jamais aimé les casse-croûtes fourrés à la confiture de fraise.

Brrrrrr…

Chaque mercredi, la joyeuse troupe des premières fois composée de ZetteMHFCathyPapilucMentaloLilithJoufflettel’Herbe folleLaurentClemlamatriochka, Cerysettedesbois, Léia… se réunit pour disserter sur un sujet défini ensemble. Le thème de cette semaine : « Premier ennui au cinéma ».

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Reprise en deux tours

S’il est un sujet sur lequel nous transigeons pas avec NumberOne, c’est la politesse, le respect d’autrui.  Alors qu’il avait trois ans, les petites phrases magiques comme « s’il te  plaît« , « merci« , « je t’en prie » étaient acquises. C’était évidemment sans compter l’influence des petits caciques de bacs à sable et parfois, celle tout aussi inacceptable, des adultes. Nous le reprenons donc régulièrement afin qu’il n’oublie pas ces règles élémentaires.

Ainsi, ce midi-là, alors que je venais de servir les convives attablés, j’interpelle mon Demi :

– Dis, tu veux bien me donner le poivre ?

NumberOne s’est penché vers moi, a approché sa main de mon oreille et m’a glissé un discret :

– Maman ! On dit « s’il te plaît ! ».

Je ne l’avais pas volé même si, en l’espèce, c’était l’hôpital qui se moquait de la charité. J’aurais probablement oublié cette petite anecdote si, le soir-même, tandis que je lui faisais un câlin après sa tournée d’adieu familiale, je n’avais pas annoncé en guise de boutade :

– Dis-moi, tu gardes le meilleur pour la fin ?

Choqué, il me regarde et corrige :

– Mais non, Maman, on ne dit pas le meilleur pour la fin. On dit LA meilleure, parce que tu es une femme, tu vois !

N’en déplaise à certains, j’en retiens essentiellement que le féminin l’emporte sur le masculin.

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Sur la Piste du Marsupilami (guest-star : NumberOne).

Tout a commencé quand j’ai reçu une invitation pour l’avant-première du dernier film d’Alain Chabat : « Sur la Piste du Marsupilami » (sortie nationale prévue le 4 avril). Mon premier réflexe a été de regarder la bande-annonce et là ce fut le choc : je m’attendais à subir une réédition de « Rrrrr ». Comme NumberOne n’était pas de mon avis, nous y sommes allés il y a deux semaines.

Dès le début de la soirée, j’ai senti que mon loupiot était en forme (un indice ? au bas mot, une centaine de questions durant le trajet de 20 minutes nous séparant du cinéma). Puis nous avons attendu près d’une heure rythmée de pourquois émis à haute voix dont la salle surbookée, une vingtaine de personnes ont dû s’asseoir dans les escaliers, a pu profiter. Je ne résiste d’ailleurs pas à l’envie d’en partager quelques unes avec vous (ne me remerciez pas, c’est tout naturel) :
– Est-ce que c’est le même cinéma que quand on a vu Flash Mc Queen ?
– Comment les gens ont parlé en africain ?
– A quoi ça sert ça ?
– Comment ils vont faire pour le film ?
– Est-ce qu’ils ont un PC très spécial ?
– Est-ce qu’ils vont revenir avant ?
– Le Marsupilami, il a des ongles ou des griffes ?
– Pourquoi sur l’image, il n’est pas content ?

Le début du film fut donc accueilli avec soulagement.

Alain Chabat interprète un reporter, chasseur de scoop, sur le retour. Sommé de retourner en Palombie sur les lieux du reportage qui l’avait lancé, il doit renouer avec les succès d’audience d’antan. Quand sur place il rejoint Pablito (Jamel Debouze) plus arnaqueur que guide, une chaîne d’évènements dont ils sont la clé va les entraîner dans une aventure que ni l’un, ni l’autre n’attendait.

Sur la piste du Marsupilami, bande annonce

La dernière fois que Chabat avait enfilé la quadruple casquette d’acteur, producteur, réalisateur et scénariste, cela avait donné « Rrrrr ». Un film qui, encore aujourd’hui, me donne des hauts-le-cœur tant le contenu était indigeste. Heureusement, « Sur la Piste du Marsupilami » renouvelle plutôt avec l’humour qui avait fait le succès de « Astérix Mission Cléopâtre », les clins d’œil avec le film sont légion, même si on peut regretter quelques scènes traînant en longueur et en lourdeurs (un peu comme ce billet, vous voyez).

À l’issue du film, Alain Chabat est venu se plier au jeu des questions/réponses et a eu la bonne grâce de rire aux différentes vannes du public  (vannes qu’il avait probablement entendues à de nombreuses reprises lors de cette impressionnante tournée d’avant-premières). Puis l’un des chauffeurs de salle a alors demandé si quelqu’un voulait poser une dernière question et c’est à ce moment-là qu’une personne à mes côtés a levé son doigt, pour poser SA question (sans queue, ni tête ou alors en triant bien). C’est NumberOne.

Il balbutie mais ne se démonte pas devant une salle de plus de 500 spectateurs. Chabat, bon prince, s’approche, s’installe face à lui, se met à sa hauteur et lui tend directement son micro. Après un dialogue de quelques minutes, le réalisateur lui demande s’il préférait le film, le dessin-animé ou la bande-dessinée.

Sa réponse ?

– Ben le dessin animé car le marsupilami est mieux dessiné que dans le film par rapport à la BD !

Ouch !

L’avis d’une cinéphile éclairée (billet en ligne ICI), un autre chez Isa.

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Béni Oui oui

Qui n’a jamais rêvé de changer le monde ou tout au moins celui qui nous entoure directement ? Alleeeeez, vous avez dû y penser l’espace d’un instant quand vous étiez ado, y croire même pour certaines ou certains. Je rêvais d’un autre monde et, contrairement à la grande majorité d’entre nous, quelques-uns ont continué d’espérer. Ils ont agi en se regroupant, en manifestant, en combattant.

Les Yes Men ont fait un autre cheminement. Plutôt que d’agir en frontal, ils utilisent la ruse pour arriver à leurs fins. Leur arme ? Le canular de grande envergure, comme se présenter comme porte-parole de Dow Chemical (dont la filiale Union Carbide fut responsable d’une terrible catastrophe humaine et environnementale à Bhopal en Inde), être invité à Londres par BBC World pour évoquer le sujet et informer que désormais Dow Chemical assumerait la prise en charge du passif. Plutôt que de continuer à vous en parler ici, je vous invite vraiment à regarder « Les Yes Men refont le monde ». Vous passerez un excellent moment entre amusement envers les méthodes employées par le duo, incompréhension voire indignation vis-à vis de leur cible.

Un clic et tu profites

Le visionnage est gratuit 7 jours après la diffusion du documentaire. Ensuite, il vous en coûtera environ 4 € sur Arte VoD.

EDIT: Attention, ce billet n’a pas été sponsorisé

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Brad ne cherche plus l’amour

S’il y a une chose que j’apprécie la nuit, c’est la publicité à la radio. On tombe alors sur de véritables perles et dernièrement, l’une d’entre elles a retenu mon attention. En voici la teneur :

– Wouah, dis-donc, j’ai remarqué que tu voyais beaucoup de femmes… Mais comment tu fais ? T’es pas Brad Pitt pourtant !

-Moi, je me connecte sur le 642532, et là je trouve des femmes qui ont vraiment envie de trouver l’amour.

– Quoi ? Tu te connectes au 642532 et tu trouves l’amour ?

– Oui !  Je me connecte au 642532 et je rencontre des femmes à la recherche de l’amour !

Bref, outre la vacuité désopilante du texte, l’interprétation est tout à fait exemplaire ; j’ajoute un point bonus tout particulier pour le ton employé pour « l’amour ». Alors délicatesse ou hypocrisie de l’annonceur ? Après tout, il s’agit surtout là de pécho vegra de la meuf. Non ?

 

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Un chiffonnier a trouvé dans sa hotte…

J’ai beaucoup hésité avant de rédiger ce billet qui n’entre pas réellement dans la ligne de ce que j’écris habituellement.  Il s’agit là d’un triple CD de comptines et chansons de notre enfance. J’entends déjà les réactions : « Mais des CDs de ce genre-là, on en a ! Merci, hein, mais on préfère s’abstenir : c’est déjà pénible de devoir les écouter à l’envi de l’escroc avoisinant le mètre et résidant à la maison ! « .  Certes, vous avez raison ce sont des titres que vous connaissez tous et toutes. À la différence près que les titres sont en partie interprétés par des enfants, que l’accompagnement musical a été revisité,  que le rythme n’est ni insipide, ni « gnan-gnan ».

S’agissant d’une charade, je dirais que mon premier CD est composé de 50 chansons, mon second comporte 75 comptines, mon troisième est une initiation ludique à la musique et mon tout est réuni dans un livre relié précisant, pour les comptines, les gestes à effectuer.

Le rythme de certaines chansons est assez soutenu, s’il peut être écouté par les tout-petits, c’est à partir de deux ans qu’il sera le plus apprécié.

Chansons et Comptines de notre enfance
Mathieu Lenestour
Edition Naïve *

L’ensemble est sorti en 2006, s’il est toujours possible de se le procurer en format électronique, il est encore disponible dans son enveloppe traditionnelle chez quelques webmarchands.