À la fortune du pot !

C’était l’heure du petit-déjeuner d’un matin d’été. Nous logions pour la quinzaine chez ma belle famille sur la côte vendéenne. Les enfants, matinaux comme ils savent l’être pendant les vacances, avaient déjà mangé et s’étaient confortablement installés devant la télé qui diffusait un dessin-animé criard.

A l’heure où je m’étais levée, l’haleine chargée et le cheveu hirsute, l’air était déjà doux. Je préparai tranquillement mon petit-déjeuner : pain grillé et ma marotte du moment, une confiture de gingembre so british. Alors que j’entreprenais de tartiner sans me tromper l’une sur l’autre, mon hôtesse apparût. Après les formalités d’usage, ma belle-mère s’intéressa au contenu du pot :
 Du gingembre ? Tu en prends souvent ?
En essuyant de l’index, un surplus du délice sucré, je répondis par l’affirmative.
Mais tu sais que, euh… Comment dire ? Sais-tu que ça échauffe les parties féminines ?

Devant mon air incrédule, elle crut bon de préciser :

 Mais tu sais que… euh… Comment dire… Sais-tu que ça échauffe les parties féminines ?
Je vais en reprendre…
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Une nuit ordinaire

Elle se leva en soupirant. C’était la quatrième fois cette nuit. Elle enfila ses chaussons puis, à pas de loups, elle se dirigea vers les chambres des enfants. À tâtons, elle chercha l’interrupteur de la veilleuse, nettoya l’enfant malade d’un gant imbibé de lotion, le déplaça sur une chaise et entreprit de changer les draps. Sa tâche accomplie, elle y allongea l’enfant, déposa un baiser sur ses yeux fiévreux et sortit de la pièce.

Elle ouvrit doucement la porte de la cadette. Comme à son habitude, cette dernière s’était endormie en faisant fi de la couette pourtant indispensable en cette saison. Elle couvrit la petite en s’assurant que les pans de la couverture retombe largement de chaque côté du lit. Elle embrassa la petite tête brune et, sur la pointe des pieds, retourna à sa chambre.

Le lendemain matin, sa compagne s’étonnera que les enfants ne se soient pas manifesté cette nuit. Elle sourira en pensant à ses collègues évoquant le syndrome de la surdité nocturne typiquement masculin.

Une nuit ordinaire en somme

Lessivée

Je ne sais plus quand tout a commencé. J’imagine que les premiers jours furent idylliques. Comment souvent. Puis ça a dégénéré. Chaque tâche devenait de plus en plus ardue, demandait plus de temps, plus il y a eu ces arrêts inopinés. Quelle attitude adopter ? J’ai demandé conseil, on m’a envoyé quelqu’un. Sans réels résultats. Alors ce soir, quand de nouveau les trente minutes de lavage se sont mutées en près de deux heures, quand le linge est ressorti encore trempé alors que l’essorage était à 1400 tours. Ce soir, j’ai eu une furieuse envie de passer un savon à ma machine.

Poulets au vinaigre

« je n’y suis pour rien, cela arrive quand la salade est trop vinaigrée ».

Voilà ce que « notre » Gégé ex-national a déclaré aux forces de l’ordre lors d’un contrôle d’alcoolémie. Faisons taire les langues de vipère qui doutent que ses repas soient composés de salades et gageons plutôt que celle servie aux poulets fût largement goûtée.

Depardieu serait-il une fine mouche ? Je vous laisse le soin de décider quoiqu’il en soit il mérite largement que lui soit décerné le César de la salade.

Révolution

À la faveur d’une année supplémentaire, tout cela a changé. Les évènements relatés dernièrement n’auraient pas eu la même saveur si j’avais reçu mon cadeau d’anniversaire quelques mois en avance (oui, bon). C’était le jour J, l’heure H, Minute – 5 et, alors que je faisais mollement réchauffer la tambouille du soir, NumberOne a passé furtivement la tête dans la cuisine et m’a informée : « Papa, il va t’offrir un iPhone noir !« . Pour l’effet de surprise, on repassera (à ce propos, s’il apprend un truc au sujet du gros bonhomme à la houppelande rouge et blanche, c’est certain, il caftera le pot aux roses à sa soeur qui en est friande, le 24 décembre).

Je dresse la table et, par miracle (ou simplement parce c’est un jour extraordinaire), ma fine équipée arrive moins de 10 min après le 3ème « A tableeeee ! » et nous dînons. Au dessert (c’est une pure forme rhétorique ; il est assez rare que nous en mangions), j’ouvre les paquets amoureusement scellés par mon Demi qui ignorait que son fils venait de lui jouer la grande scène de Brutus vis à vis de César. Sans grande surprise, c’est un smartphone à pomme qui fait de moi une vraie blogueuse à part entière (négligeos le fait que ces billets deviennent disparates). Je m’extasie néanmoins : « Hiiiiiiiii ! » et entreprend de jouer avec ce nouveau doudou.

Évidemment à côté, ça ne rate pas :
Maman ? Tu me prêtes ton iPhone ?

Tu quoque fili ?

Mondanités

Elle vérifia son maquillage dans le reflet d’une vitrine et tenta de remettre en place une mèche de cheveux rebelles. Elle poursuivit une activité devenue routine en quelques jours : arpenter le secteur, séduire, faire l’affaire mais au-delà de tout, éviter le racolage  vulgaire. Elle sourit ; dans la situation qui était sienne trouver la recette idéale équivalait à se balader sur le fil du rasoir en talons aiguille.

Elle continua de louvoyer entre les passants et réfléchit aux corps qu’elle pourrait offrir. Soucieuse, elle se mordit les lèvres. Dans quel pétrin s’était-elle encore fourrée ? Elle secoua la tête et maudit son merlan parti en vacances. Il ne manquait plus que ses baleines domestiques prennent le large ; la Mondaine sourcillerait probablement et contesterait une vente à l’étalage sans permis.
D’un geste de la main, elle fit ressortir sa montre et décida de rentrer. L’Idée. L’idée enfin avait germé : son maquereau, elle le passerait à la casserole.

Bordel à maquereaux
Maquereaux rangés

Pardon, pour ce billet qui se termine en queue de poisson..

L’origine du billet est ici, je ne cite pas ni le blog, ni son auteur ; si j’en parle encore on va finir par se méprendre…

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La cuisine est un jeu

Une fois n’est pas coutume, ce livre que je tiens à vous présenter, vaut plus que son pesant de cacahuètes et c’est peu dire. Le menu de cet ouvrage est alléchant, jugez plutôt :

La Cuisine est un jeu, Estérelle Payany et Marie Donzel (Éditions Librio)
  • Cuisinez votre belle-mère
  • L’amour aux petits oignons
  • Recevez le gratin à la maison
  • Invitez les copains sans en faire un plat
  • Faites goûter de tout à vos petits croûtons
  • Laissez parler les petits gâteaux

La formule ? Chaque chapitre s’accommode d’une entrée humoristique, d’un jeu sous forme de QCM qui testera et renforcera vos connaissances dans la bonne humeur, puis de plusieurs recettes accompagnées de leur éventail de variantes, trucs & astuces.

Un livre truffé d’humour à déguster que l’on soit cordon bleu ou tout simplement amateur de bons mots et petits plats.

Évidemment, en refermant la dernière page de ce livre, vous n’aurez qu’une envie : vous installer derrière un piano et jouer !

 

Estérelle Payany est également l’auteur du blog http://www.esterkitchen.com/

PS 1 : Je cherche encore comment remercier l’ami qui m’a fait découvrir cette pépite. Des idées ?
PS 2 : Est-il bien nécessaire de préciser que ce billet n’a PAS été sponsorisé ?