Fausse route

Tu te rends compte que depuis plus de 20 ans que l’on se connait, que l’on se  supporte ?

Tu te rends compte qu’au long cours, la fausse routine, on s’est tout dévoilés, pas seulement nos atours mais aussi nos lâchetés, nos angoisses ?
Tu te rends compte qu’en 20 ans, on s’est aimé, boudé, disputé, réconcilié ?
Tu te rends compte que 20 ans et deux enfants plus tard, j’avais prévu de te faire une petite surprise ? Comme ça, sans raison.
Tu te rends compte qu’en sortant de la route, c’est toi qui m’a surprise ?
Tes 100 km/h sur une voie rendue glissante par la grêle contre le sur-matelas pour rendre le lit douillet.
Tu n’avais pas le droit.
Heureusement, tu n’as rien.

Fin novembre

Il y a des combats qui peuvent se gagner avec des mots.

Pour contrer ces maux, je laisse parler Mentalo.

La clé tourne doucement dans la serrure et elle se raidit, imperceptiblement. L’enfant dans ses bras fige son sourire et l’interroge de ses yeux muets, si verts, les mêmes que ceux de sa mère.

Il entre. L’enfant est prête, elle l’embrasse et la pose dans sa coque, l’harnache, se concentre sur la tâche pour ne pas penser, surtout ne pas penser, ne pas trembler, ne pas lui montrer qu’elle a peur.

Elle va dans la cuisine chercher les biberons, les petits pots qu’elle a préparés pour le week-end. Il la suit, s’arrête dans l’ouverture de la porte. Elle veut ressortir, il ne bouge pas. Elle ne comprend pas. Il ne dit rien. Machinalement, elle protège son visage d’une main, pendant que l’autre tient le petit sac isotherme, et passe la porte, alors qu’il ne bouge toujours pas.

Sa main s’abat, et avec lui la puissance de son bras. Il a cru qu’elle…

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Crise de foi

Je m’en souviens comme d’hier. Malgré les travaux à la maison, nous fêtions Noël dans le salon avec mes cousins qui vivaient à quelques pas de là. Comme d’habitude, le Père Noël avait été évoqué à de nombreuses reprises : pour le nombre de jouets commandés qu’il ne manquerait pas d’apporter, pour tenter de calmer des enfants sur-excités par son arrivée imminente et pour l’apparente impossibilité de pénétrer dans la maison par la méthode traditionnelle compte tenu du conduit en travaux…

Nous finissions les pommes dauphines (sans rapport avec Miss France) quand l’aîné de mes cousins poursuivit :

– Et d’ailleurs, il est là… Regardez ! On voit déjà sa barbe !

Tous les regards, des plus jeunes aux plus âgés de la tablée, se tournèrent alors vers la cheminée en construction, et dans l’éclat de rire qui s’ensuivit, chacun put observer qu’en effet le trop-plein de laine de verre s’apparentait à merveille à un amas chevelu blanchâtre s’échappant de l’orifice.

Bien entendu, mon regard d’enfant fut changé suite à ce réveillon mais ce n’est ni la déception, ni la trahison dont je me souviens. Non. Ce sont des rires en cascade intarissables ce soir-là.

Père Noël bloqué dans la cheminée

Chaque mercredi, la joyeuse troupe des premières fois composée de ZetteMHFCathyPapilucMentaloLilithJoufflettel’Herbe folleLaurentClemlamatriochka, Cerysettedesbois, Léia… se réunit pour disserter sur un sujet défini ensemble. Le thème de cette semaine : « Père Noël révélé ».

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Homo escrocus

Les enfants sont couchés quand j’entends un bruit suspect provenant du salon. Je ne me méfie pas et poursuit mes activités. Des pas de loups : c’est NumberOne qui s’approche et chuchote :

– Maman, je viens de faire un cauchemar : je peux faire un dessin ?
– Remonte et file dans ton lit, cela fait dix minutes que vous êtes couchés !

Ce n’est pas au vieux singe que l’on apprend à avaler des couleuvres tout en noyant le poisson dans l’eau ! Non mais !

Brève d’été

Mars 2005. Ce soir-là, nous arrivons par bateau et, dès l’embarcadère, nous sommes accueillis à bras ouverts. Notre contact a pris soin de nous louer une voiture, l’hébergement et s’est chargé de la préparation du dîner. La douceur de l’endroit contraste avec le lieu que nous avons quitté quelques heures plus tôt. Le dépaysement se fait plus fort encore lorsque nous nous dirigeons vers notre point de chute. Les vitres baissées, nous humons l’air chaud, légèrement humide, et fruité des cultures jouxtant la route.

Les bras nous tombent lorsque nous arrivons sur notre lieu de villégiature. Nous sommes cinq adultes, deux couples et une célibataire. Là, nous attend une chambre, composée de trois lits superposés, ouverte à tous vents, sans porte, aux fenêtres sans vitres, seules des persiennes nous protègent un peu du soleil et des regards indiscrets. Nous déposons nos sacs respectifs pour passer à table où nous nous en-rhumons avec délice….

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Ici, il fait trop chaud pour écrire…  Par bonheur, Anne-Laure T a eu l’amabilité de m’offrir l’ombre et le couvert  de sa verte Normandie !

Pour en savoir plus, il vous suffit de plonger votre curseur dans la photo…

La politesse

D’ici un peu plus d’un mois, tandis que son frère se fera une raison avec les leçons, NuméroBis rejoindra la procession des petites sections.

Cette rentrée, elle l’attend depuis longtemps et l’ATSEM devrait apprécier l’autonomie dont elle fait preuve (d’autant plus qu’il n’y a plus de paquet surprise). Quoique…

Récemment, invitée à se reposer après le déjeuner (et faire la sieste comme tout épicurien qui se respecte), la demoiselle fut ferme. Elle s’est approchée, a pris ma main, puis m’a gratifié d’un sourire contrit, celui qu’on donne à une personne dont on sait la fin prochaine. De sa voix douce, posée, elle a répondu :

– Non. Merci, Maman.

 

Alea jacta est !

Le p’tit bal du samedi soir

Où le cœur plein d’espoir dansent les midinettes…

Tout du moins si le temps le permets. Je profite des quelques minutes précédant les festivités de cette journée populaire qu’est le 14 juillet pour partager avec vous cette pépite sur l’un des incontournables du bal : la buvette.

Je vous laisse donc savourer cette publicité qui use tous les artifices testéronesques possibles pour une mousse qui fait preuve d’une généreuse dose de second degré  (indispensable pour toute bière qui se respecte).

Il va de soi qu’une consommation abusive est inutile…