Les vacances

Quand j’étais loupiote, mes parents partaient pour le sud et les premières dont je me souviens ont eu lieu dans un camping qui s’appelle, encore aujourd’hui, Paris-Roussillon à la périphérie d’Argelès-sur-Mer.

De cette époque, je me souviens de la caravane pliante en toile dont les coloris étaient marron/orangé (semblable à celle-ci). Il y avait deux couchages distincts : à gauche en entrant se trouvait le mien et celui de celle qui allait devenir ma cadette. Elle dormait à à mes pieds dans un lit en toile type parapluie, moi coincée dans un sac de couchage avec une couverture afin que je ne chute pas durant la nuit.

Le soir venu, nous les enfants allions aux aires de jeux pendant que les parents faisaient traîner appéros et barbecues. Entre les rires mal étouffés et les conversations non chuchotées, nous entendions la clameur d’un jeu avec des vaches landaises sans la voix de Léon, ni celle de Guy. Il se racontait qu’il s’agissait de taureaux qui si nous les approchions avaient la faculté de nous emporter. Lorsque la fin des vacances approchaient, nous allions au restaurant, le seul de l’été (le seul de l’année) si l’on excepte la glace dégustée le dernier soir. 

Cependant, la scène qui me revient avec le plus d’acuité était si récurrente qu’un simple concours de circonstances semble aujourd’hui impossible : la chaise maudite, celle qui ploie puis se déchire sous le poids, celle qui se dérobe, qui s’enfonce inexorablement et celle qui refuse obstinément de s’ouvrir, de celle qui ne laisse la place qu’entre deux.

Chaque mercredi, la joyeuse troupe des premières fois composée de ZetteMHFCathyPapilucMentaloLilithJoufflettel’Herbe folleLaurentClemlamatriochka, Cerysettedesbois, Léia… se réunit pour disserter sur un sujet défini ensemble. Le thème de cette semaine : « Les premières vacances ».

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It’s a small world

A l’heure où ce billet sera publié, je serai normalement dans le train avec ma petite famille, direction un parc de Marne La Vallée. Cette fois-ci, nous y allons pour un mini-séjour.

Il  y a quelques jours, nous avons dévoilé le but de notre destination à NumberOne. Cela faisait un mois que nous lui parlions d’une grande surprise, qu’il apprécierait d’autant plus qu’il en bénéficierait avec sa cousine Germaine avec qui il entretient une liaison épistolaire (composée essentiellement de dessins) depuis quatre mois.

-Alors, veux-tu savoir où l’on va aller bientôt ?

Un mètre vingt d’énergie répond en bondissant:

– Je sais déjà, on va prendre le TGV !

 

Pour NumberOne prendre le TGV, ou même le métro, est un événement en soi (y compris pour moi).

– Euh oui, mais où va-t-on aller à ton avis ?

– …

– C’est un endroit où nous sommes allés ensemble l’an dernier. Tu avais beaucoup aimé. On avait vu des personnages que tu aimes bien…

– …

– Nous y étions allés avec quelqu’un que tu adores…

 

Un sourire se dessine sur son visage, il s’éclaire puis nous foudroie de sa réponse :

– Ah, je sais, c’est Disneyland… Mais j’y suis déjà allé ! C’était quoi la grosse surprise ?

 

Morveux ingrat.
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Nos jours heureux

La semaine dernière, NumberOne est parti, direction le centre aéré, pour un mini-séjour en ferme pédagogique située à quelques kilomètres : une première pour lui, sans parents, ni grand-parents. Nous l’avions bien entendu renseigné sur les différents animaux qu’il serait susceptible de rencontrer dans ce milieu, les enfants qu’il côtoierait, les encadrants qu’il devrait respecter et les activités prévues au programme…. Une seule chose, enfin deux, l’inquiétait : « mais quand est-ce que je vais manger ? » et « où seront les toilettes ? » en quelques mots, nous l’avions rassuré…

La date de son départ, dûment entourée d’un trait au feutre rouge sur le calendrier familial, nous permit de percuter la veille au soir, à 22 h 00, qu’un sac de couchage et un matelas étaient nécessaires pour le séjour en tente, ce qui fut propice à une réjouissante chasse au trésor dans la maisonnée. Fort heureusement, la valise, elle, était prête depuis deux jours… Prête depuis le retour de chez ses grands-parents qui, en le ramenant à ses pénates, m’avaient précisé que le contenu était propre et lavé.

Dix minutes avant l’heure de rendez-vous, une lampe de poche, un sac linge sac et un doudou (modèle géant) ont rejoint une valise cabine menaçant d’exploser. Arrivée sous une jolie pluie fine au centre de loisirs sans encombres puis brief’ rapide avec la jeunette de 20 ans, directrice du séjour. À la question d’un parent : « est-il possible d’attendre le départ des enfants ?« , elle s’est finement empressée de répondre « Oh vous savez, vous pouvez dès maintenant vaquer à vos occupations habituelles… Contact par mobile en cas d’urgence uniquement. Vous serez informés par affichage du déroulement de chaque journée sur la porte du centre de loisirs à partir de 18 h…».

Je me suis alors retournée pour observer la réaction de NumberOne mais ce dernier s’était fait la malle avec la blondinette qui le poursuit habituellement à l’école. Je les ai retrouvés collés-serrés et, après avoir adressé un bonjour à ma future éventuelle bru, j’ai embrassé et câliné mon fils en lui faisant les dernières recommandations d’usage : « Surtout n’oublie pas de mettre une protection contre la pluie ! ». Il a acquiescé d’un sourire angélique, m’a soufflé un dernier baiser et nous nous sommes quittés ;  lui ravi, moi affichant un grand sourire face à lui puis clown triste derrière mon volant…

Le soir même, mon Demi s’est dévoué pour prendre des nouvelles du découcheur le premier jour : « tout va bien (tu m’étonnes), les enfants ont visité la ferme et se sont familiarisés avec les animaux » ainsi que le deuxième « tout va bien (méthode Coué is back), la nuit s’est bien passée, les enfants ont nourri les animaux et préparé des crêpes« …  Cela ne s’est pas présenté mais quelque chose me dit que, le cas échéant, le message suivant aurait été : « Tout va bien, la nuit s’est bien passé (ah bon ? il y a pourtant eu un orage),  les enfants vont bien, ils ont nourri les crêpes et mangé les animaux».

De retour à la maison, de tous les animaux de la ferme, NumberOne a préféré le intelligent, le plus petit, plus discret : une vache…

 

À quel âge vos enfants sont-il partis en vacances sans papa et maman ?

 

Tempête…

C’était ce matin. Dès le réveil. J’ai senti que quelque chose avait changé :  NumberOne s’était levé à 7h30 ; une réelle performance quand on connaît ses habitudes (chez nous seulement… Chez les autres, il grasse-mat’ jusqu’à 8h30, l’escroc !) et il régnait une fraîcheur apaisante. C’était le calme avant la tempête… J’ai ouvert les volets et fenêtres pour chasser la moiteur de la maison…

Et c’est là que sous mes yeux ébahis, je l’ai vue, azure, vierge de nuages, pas encore zébrée par les avions de ligne : une tempête de ciel bleu !

 

 

 

 

 

 

 

Sur demande express de Clem la Matriochka :

Tempête de ciel bleu Réalisée sans trucage

De l’importance de l’animation en voiture – étape 2

Habituellement, ce sont les aires d’autoroute qui proposent des animations lors de grands chassés/croisés afin de reposer/revitaliser les parents fourbus par l’excitation de leur propre progéniture. Habituellement. Nous n’avons point eu le plaisir de bénéficier de telles dispositions mais avons pu profiter d’autres toutes aussi réjouissantes. Voyez plutôt :

  • Je profite d’ailleurs de ce billet pour remercier deux jeunes gens du kilomètre 53 de l’A83 qui ont rompu la monotonie du trajet en nous montrant la pleine lune alors qu’il était 10 h du matin… Bravo à vous ! Et dire que certains pensent que les jeunes ne font pas preuve d’initiatives ! Tsss tsss tsss…
  • Merci également à ce monsieur d’un certain âge, sur la même voie quelques kilomètres plus loin, qui soulageait son oiseau fripé (probablement un Olibrius Faisandus) … Un bel exemple des actions possibles en faveur de nos amies les bêtes en ces périodes d’abandon !

C’est dommage, nous avons dû changer de voie et avons très vraisemblablement manqué quelques scénettes !!!

Mon conseil : Penser à se renseigner auprès de l’Office du Tourisme local pour avoir les horaires des shows organisés sur la route de l’aller ou retour pour le bonheur des estivants.

De l’importance de l’animation en voiture – étape 1

Habituellement NumberOne est relativement calme lors des trajets longs, il commence généralement à manifester son impatience au bout d’une heure. Entre temps, il parle, il jacte, il commente, il observe, il discute… Simple : pour les parcours inférieurs à une heure il n’est pas nécessaire d’avoir un autoradio ou un MP3 ! C’est ensuite que cela se complique…

Quant-à NuméroBis, nous tentons de partir idéalement au moment de la sieste. En principe, le monologue presque incessant de NumberOne finit par la saouler de fatigue et elle dort (elle) ! Quand ce n’est pas possible, il est alors judicieux de sortir l’armada de jeux/animations qui vous force à voyager aussi confortablement que dans le RER A aux heures de pointe un jour de grève.

J’en arrive à un agacement certain : ne serait-il pas possible de concevoir des voitures dont le siège passager est positionnable dos à la route (y compris quand le véhicule est en mouvement) ?  Outre l’avantage considérable d’éviter le lumbago dès les premiers kilomètres, la convivialité à bord en serait nettement optimisée pour peu que le passager avant ne souffre pas du mal du transport.

 

Voyage, voyage…

Tout avait bien débuté, trop peut-être ; nous sommes partis à l’heure où blanchit la Cambrousse, un grand disque jaune commençait à poindre, les valises étaient bouclées depuis la veille (soit 20 min auparavant), et nous étions frais et dispos (une icône FB trônant enfin sur la page du blog, autant dire que c’était la fête et que j’étais à deux doigts de sabler/sabrer le Champ’)…

Le voyage s’amorce bien : NuméroBis réclame les bras après 20 min de trajet, plus que 2 heures de route, mais j’ai confiance, je le sens bien : la couche est propre, elle a mangé, elle a bu, elle n’a ni trop chaud, ni trop froid, elle a doudous et tétines à portée de mains, elle n’est pas enrhubée et j’ai prévu quelques distractions/bouffe…

Cela fait maintenant une plombe que NuméroBis pleurniche avec quelques pauses dues aux distractions présentes à l’intérieur et à l’extérieur de la charrette (d’ailleurs elle vient juste de manger une madeleine chocolatée et en a profité pour faire des réserves dans les recoins de son siège auto). Son comportement s’explique quand, à mi-trajet, nous entendons un #roublougloubbleu caractéristique suivi d’un « Maman NuméroBis a tout renversé partout !!! » (j’ai bien fait de virer les abricots de leur tupperware), j’en profite pour récupérer une partie du flux du geyser humain qui retouche la déco de son environnement…

Chance ! La station essence qui pollue nos côtes se trouve à un jet de pierre plus loin. La charrette stationnée, j’embarque NuméroBis, sa valisette, sa poupée et mon humilité sous le bras, récupère un kit bébé auprès de la caissière pour les lingettes (les nôtres sont enfouies quelque part dans le tétris géant, je ferai de la spéléo un autre jour) direction l’espace change. Ce dernier n’est pas ouvert car cassé/insalubre/supprimé, je me rabats vers les toilettes où une âme charitable m’apporte un sac pour y loger les vêtements souillés.

Nous reprenons la route et arrivons finalement à destination sans plus d’encombres, dans la joie et la mauvaise odeur (fichtre, je vais devoir acheter de l’eau de Cologne !).