Prises de conscience

C’était le 27 mars. il faisait beau, il faisait chaud. Malgré le climat serein je connaissais la nouvelle qui assombrissait cette journée naissante : nous allions subir une coupure de courant de 4 heures minimum. Ce n’était pas la perspective du risque de perte de denrées stockées au réfrigérateur et dans le  congélateur tout neuf. Non. Je m’apprêtais, la mort dans l’âme, à supporter plus d’une demi-journée internet-free, sans l’avoir voulu et sans téléphone intelligent.

Evidemment, j’ai tenté de grappiller les quelques minutes avant l’inéluctable, vissée devant l’ordinateur, sur fond de Te Deum grâce à une site d’écoute de dix heures. Quand la musique s’est arrêtée net, j’ai compris. C’était fini. J’ai refermé mon ordinateur devenu oisif et c’est alors que tout s’est enraillé :

J’ai invité NuméroBis à s’installer sur le pot et lui ai proposé de regarder un dessin-animé, à la télé afin de prendre une douche, froide, glacée même (maudit chauffe-eau électrique) pour sécher mes cheveux (nous sommes au sortir de l’hiver, je le rappelle).

J’ai finalement cliqué sans relâche sur la télécommande du garage. Comme le reste des appareils électrique, il faisait de la résistance…

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