Témoin N° 1

Âmes sensibles s’abstenir !

Cette nouvelle est tombée il y a quelques jours : cet été, alors qu’elles venaient de faire leur marché au domaine de la cambrousse, deux autochtones ont fait une macabre découverte… En effet, il était aux alentours de 11h30 lorsque Georgette et Guenièvre, chargées de provisions ont décidé de rentrer à la maison. Ce qu’elles ont vu alors, rien ne pourra jamais l’effacer de leur mémoire : le corps sans vie de Hildegarde, dont les recherches avaient commencées 24 heures auparavant, gisait là contre la surface verticale et rugueuse. La police scientifique rapidement présente sur le terrain avait quadrillé la zone.

Reconstitution

Leur porte-parole, le Commissaire Buzz, s’est exprimé lors d’une rapide conférence de presse : « Selon les éléments que nous avions pu relever, nous pouvions d’ores et déjà éliminer la thèse d’un assassinat.  Nous savions en revanche que la victime, très fragile depuis la disparition de Firmin son fiancé, se rendait au monument élevé en sa mémoire (NDLR et celle de la jeune Séraphine). Nous avions interrogé les riverains et la famille. L’enquête puis la reconstitution des faits ont permis de déterminer l’origine de ce drame ».

Le 4 octobre vers 10 heures, les abords d’une supérette de la cambrousse ont été bouclés afin de permettre la reconstitution des faits. Notre reporter, dépêché sur place, s’est mêlé à la population et a reçu le témoignage d’un individu  qui n’a pas souhaité s’exprimer à visage découvert : « La dernière fois que j’ai croisé Hildegarde, toutes ses facettes étaient couvertes de larmes. Je lui ai dit de ne pas voler dans son état mais c’était peine perdue. Elle était plutôt obstinée, vous savez… D’ailleurs, j’ai réussi à l’éviter de justesse. »


Bien qu’il se dise, ici et là, que la victime désespérée aurait mis fin à ses jours, l’enquête a finalement conclu qu’il s’agissait d’un bête accident de l’air. Mais saurons-nous ce qui s’est réellement passé ce jour-là ?

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Crime de lèse-majesté

Cela faisait quelques jours que Firmin et Séraphine s’étaient croisés, se jaugeaient, se frôlaient. Et cet après-midi agréable annonçait les prémices de leur union. Tendrement, ils avaient échangé quelques caresses malgré le bourdonnement ambiant et le manque d’intimité environnant puis, n’y tenant plus, ils s’étaient rapprochés.  Emportés par le désir de voir leur corps ne faire plus qu’un, il n’eurent pas conscience de la menace qui s’approchait inexorablement et, alors que Séraphine s’abandonnait enfin à Firmin, d’une pichenette le destin les frappa…

– Yes !!! 

– …….

– Chériiiiii ?

– Ouiiiiii ?

– J’ai réussi ! J’ai buté deux mouches d’un seul coup !


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